Vibration au voisinage, granulométrie du tas, teneur déplacée, tenue des parements, mouvement en chantier confiné : ces effets ont une cause commune — l'énergie placée dans le massif et l'instant où chaque charge part. Ils se calculent donc dans le même modèle, et avant la mise à feu. Chaque point ci-dessous en détaille un maillon : le principe, son domaine de validité, ses entrées et ses sorties.
Extraire la réponse élémentaire mono-trou de l'enregistrement d'un tir de production — sans tir de calibration dédié, y compris en champ proche.
Au point de contrôle, le signal enregistré est la somme des réponses de chaque charge, décalées par la séquence d'amorçage et pondérées par le couplage de chaque trou.
v(t)signal enregistré au point de contrôles(t)réponse élémentaire du trajet à une charge unitairetᵢinstant d'amorçage du trou iaᵢpondération de la charge i (masse, couplage, distance)g(t)opérateur de séquence, peigne pondérén(t)bruit de fond et perturbations de mesure
L'inversion restitue une réponse élémentaire moyenne, représentative de l'ensemble des charges du tir. Elle diffère par construction de la réponse d'un trou isolé donné : ce dernier a son propre couplage, sa propre distance et sa propre géométrie de trajet.
La superposition de trou-signature est une méthode établie, implémentée dans plusieurs logiciels du marché. L'écart ne porte pas sur la superposition : il porte sur l'acquisition de la réponse élémentaire.
| Approche | Acquisition | Coût d'exploitation | Fréquence de mise à jour |
|---|---|---|---|
| Tir de calibration approche standard du marché |
Tir de trous isolés instrumentés, à plusieurs distances et charges | Gradin immobilisé, tir sans production, équipe et autorisation dédiées | Ponctuelle. La signature vieillit à mesure que le front avance et que la lithologie change. |
| Déconvolution I-Blast |
Extraction à partir du sismogramme d'un tir de production | Nul. Le tir exploité est un tir de production. | À chaque tir enregistré. La caractérisation suit l'avancement de l'exploitation. |
La superposition classique suppose un comportement linéaire, hypothèse qui cesse d'être valable à mesure qu'on se rapproche du tir. C'est la raison pour laquelle la méthode du trou-signature est habituellement réservée au champ lointain.
Notre traitement intègre la non-linéarité du champ proche. Le domaine d'emploi couvre donc aussi les configurations où le point de contrôle est proche du tir — ouvrage en crête, installation de traitement, structure en pied de gradin.
Formulation publiée en 2012 — correction directionnelle en domaine temporel et traitement en domaine fréquentiel. Voir publications.
Carrière de l'est des États-Unis, tir à moins de 45 m d'une ligne haute tension, seuil à tenir sur le pylône. L'exploitant interdisait le tir d'un trou isolé, et la volée devait être chargée en colonne pleine sur un front de 22 m, sans deck.
La réponse élémentaire a été extraite par déconvolution d'un enregistrement de tir vieux de deux ans, disponible au même point de contrôle. La séquence optimisée sur cette base a produit une réduction de 50 % de la vitesse particulaire, avec un doublement de la fréquence dominante — le déplacement fréquentiel comptant ici autant que la baisse d'amplitude.
Cas publié — Bernard, T. (2012), The Truth About Signature Hole Method, ISEE.
La superposition de trou-signature est une méthode publique, décrite dès les années 1980. Son exploitation à partir de l'enregistrement d'un tir de production — donc sans tir isolé — a été proposée dans la littérature avant d'être industrialisée. Nous citons cette antériorité, puis renvoyons à nos propres travaux.
Liste complète des travaux publiés : point 05 — Publications.
Calculer la vitesse particulaire en tout point du site avant le tir, puis optimiser charges et retards sur plusieurs points de contrôle à la fois — et pas seulement sur la valeur crête d'un seul.
des arrêts non planifiés en mine à ciel ouvert sont attribués à des ruptures locales de talus.
de reprise de parement, banquettes perdues, réparations et coûts d'assurance sur un site concerné.
pour un dépassement de vibration en limite de site : réclamations pour dommages structurels, arrêt de production, exposition juridique.
Les trois se pratiquent, souvent sur le même site. Elles ne diffèrent pas par le niveau de vigilance mais par l'instant où l'information arrive : après le tir, pendant, ou avant.
| Posture | Information disponible | Ce qui reste à la charge du site | Effet sur le parement final |
|---|---|---|---|
| Tirer et espérer | Aucune. Le plan de tir n'intègre pas la vibration. | Reprise, banquettes perdues, réclamations, arrêts d'urgence. | Subi. Les ruptures se découvrent après coup. |
| Surveiller et réagir | Alertes quelques heures avant la rupture. Les équipes sont évacuées à temps. | Perte de minerai, reprofilage, arrêts de production : le dommage a déjà eu lieu. | Anticipé, pas évité. Les délais de réparation demeurent. |
| Prédire et prévenir | Vitesse particulaire calculée avant le tir, sur l'ensemble du site. | Un ajustement de charges et de retards, dans le temps du plan de tir. | Piloté. Le seuil devient une contrainte de conception, pas un constat. |
Prédire ne remplace pas surveiller. Les enregistrements post-tir restent indispensables : ce sont eux qui alimentent le modèle et qui recalent la prédiction d'un tir sur l'autre. La démarche prédictive s'ajoute à la surveillance, elle ne la supprime pas.
L'optimisation de séquence par superposition est une pratique courante. Elle est généralement conduite sur un point de contrôle unique — la structure la plus exposée — et sur un seul critère, la vitesse particulaire crête.
Or un tir doit satisfaire simultanément le parement final, le voisinage, une installation de traitement, parfois un ouvrage souterrain. Ces cibles ne sont ni à la même distance, ni dans la même direction, ni sensibles aux mêmes fréquences : une séquence qui protège l'une peut charger l'autre. Et la réglementation, en pratique, contraint le couple vitesse-fréquence, pas la seule vitesse.
| Optimisation courante du marché | I-Blast | |
|---|---|---|
| Points de contrôle | Un point, généralement la structure la plus exposée | Plusieurs points simultanément, jusqu'au nuage de points complet du site |
| Critère optimisé | La vitesse particulaire crête | Vitesse crête et contenu fréquentiel |
| Résultat | Une séquence favorable en un point, sans garantie ailleurs | Une séquence qui tient l'ensemble des contraintes retenues |
| Coût de la recherche | Exploration limitée, souvent manuelle | Algorithme génétique : 10 000 séquences évaluées en moins de 10 s |
Une loi de propagation ne connaît que la distance et la charge. Elle attribue donc le même niveau à deux capteurs équidistants du tir. Sur le terrain, l'écart entre ces deux capteurs atteint couramment un facteur plusieurs — et l'explication n'est ni dans le tir ni dans la distance : elle est sous le capteur.
Une colonne de sol meuble sur substratum se comporte comme un résonateur. Elle amplifie les fréquences voisines de sa fréquence propre et laisse passer les autres. Le rapport spectral H/V — méthode HVSR — met cette bande en évidence en divisant, en un même point, le spectre de chaque composante horizontale par celui de la composante verticale : ce qui est commun aux trois voies s'élimine, il ne reste que ce que le site fait au mouvement horizontal. Le calcul se fait sur un enregistrement déjà disponible — bruit de fond ou tir — sans forage, sans source active et sans immobiliser quoi que ce soit.
Un capteur systématiquement plus haut que les autres n'implique pas une anomalie du massif ni une erreur de chargement. Si sa bande d'amplification tombe dans le contenu fréquentiel du tir, l'écart est un effet de site, et il se traite comme tel.
L'optimisation ne joue pas seulement sur l'amplitude : elle déplace aussi le contenu fréquentiel du signal. Connaître la bande amplifiée du récepteur permet de chercher une séquence qui l'évite — c'est le mécanisme du cas publié en 01, où le doublement de la fréquence dominante comptait autant que la baisse d'amplitude.
La caractérisation du point de contrôle est indépendante du tir à prédire et antérieure à celui-ci. Elle qualifie le récepteur, là où la réponse élémentaire du point 01 qualifie le trajet et la source. Les deux se combinent dans le même calcul de superposition.
Un tir, deux signaux : celui que le modèle calcule avant la mise à feu, et celui que le sismographe enregistre.
La méthode n'est pas évaluée sur un tir de démonstration. Les chiffres ci-dessous proviennent de campagnes publiées en congrès ISEE, sur des bases de plusieurs centaines de tirs enregistrés en plusieurs points.
Source : Bernard, T. (2012), The Truth About Signature Hole Method, ISEE — campagne conduite aux États-Unis avec South Technical Services. Niveaux absolus non divulgués (confidentialité client).
Carrière du sud de la France, village à 850 m, niveau moyen 0,9 mm/s — bas, mais suffisant pour générer des plaintes. Optimisation de la séquence sur trou-signature, à chargement inchangé : 0,45 mm/s, soit 40 % de moins. Le front progressant vers le village, le niveau est remonté à 0,7 mm/s ; une seconde optimisation, portant cette fois sur le délai inter-deck, l'a ramené à 0,5 mm/s.
C'est le point à retenir : le levier n'est pas la quantité d'explosif, c'est l'instant où chaque charge part.
La règle des 8 ms — séparer les charges d'au moins 8 ms pour qu'elles soient comptées séparément — est un héritage des méthodes fondées sur la charge par retard. Elle suppose que au-delà de ce seuil le niveau ne dépend plus du délai, ce que la superposition contredit directement : à chaque délai correspond un niveau différent.
Sur la campagne citée, 71,7 % des tirs optimisés avaient un délai inter-trous minimal inférieur à 8 ms, pour des résultats vibratoires meilleurs que la séquence standard. Une étude antérieure conduite avec l'INERIS sur près de 900 tirs concluait déjà que la charge par retard seule ne suffit pas à expliquer les niveaux observés, et que cette règle devait être reconsidérée.
Vuillaume, P., Bernard, T., Kiszlo, M. (1996), Blasting Vibrations Control: The Shortcomings of Traditional Methods, INERIS / ISEE. Voir publications.
Le point d'entrée n'est ni un abaque ni une loi de site générique : ce sont les enregistrements du site lui-même. La réponse élémentaire en est extraite par déconvolution — c'est le point 01 — puis propagée sur la géométrie réelle du gisement.
Même implantation, même chargement, même massif. Seule la séquence d'amorçage change. À droite, le plan de tir tel qu'il était prévu ; à gauche, le même tir après optimisation. L'échelle est en mm/s : le rouge marque le dépassement du seuil retenu pour le parement final.
AVEC I-BLAST OPTIMIZER
SANS — SÉQUENCE PRÉVUE
Le même moteur sert plusieurs domaines. La vibration n'est qu'un des modules du jumeau numérique : endommagement, hors-profil arrière, fragmentation, vibration et dilution partagent la même géométrie et le même modèle de tir.
Après la rupture du barrage de résidus de Brumadinho (Minas Gerais, Brésil, 25 janvier 2019), les opérations de tir ont été interdites. La reprise supposait de démontrer, tir après tir, que la vibration resterait sous un seuil très bas — sans sacrifier la fragmentation ni la productivité. Trois mines ont été autorisées à reprendre à ce jour.
Sur le cas de la figure 10 (mine de fer, Europe de l'Est), le pilotage de la séquence sous contrainte de vitesse particulaire a réduit le hors-profil arrière de l'ordre de 30 %, pour un retour sur investissement constaté entre 3 et 4 mois — l'essentiel du gain venant de la reprise de parement évitée et du minerai récupéré, plutôt que du poste explosif.
I-Blast ne remplace ni votre logiciel de planification, ni votre chaîne de foration, ni votre dispositif de surveillance. Il s'y branche par plug-ins : l'extraction des données est automatisée, sans ressaisie, et le résultat revient dans les outils déjà en service.
Chaque déploiement passe par un audit préalable du workflow du site, qui détermine quels plug-ins sont pertinents et où ils s'insèrent.
Analyse du workflow réel du site : quelles données existent, sous quel format, à quel moment de la préparation du tir.
Solution technique et intégration au workflow, jusqu'au fonctionnement en un clic depuis les outils déjà utilisés par les équipes.
Maintenance, formation et adaptation du package à l'évolution du site et de la réglementation applicable.
Prédire, avant le tir, la granulométrie du tas et l'endroit où le minerai aura été déplacé — à partir du seul plan de tir et de la topographie d'avant tir.
Un tir déplace la matière. Le minerai ne reste pas là où le géologue l'avait dessiné : il part, se mélange au stérile, et le contour tracé sur le modèle d'avant tir ne correspond plus à rien. Ce qui est chargé comme du stérile alors que c'était du minerai est perdu ; ce qui est chargé comme du minerai alors que c'était du stérile dilue l'alimentation de l'usine.
Le même tir décide aussi de la granulométrie : trop grossier, il coûte au concassage et au broyage ; trop fin, il détruit de la valeur. Ces deux effets ont la même cause — la façon dont l'énergie a été placée et séquencée — et se traitent donc dans le même modèle.
Une décision qui se prend avant, pas après. Constater le déplacement après le tir permet de corriger le chargement. Le prédire avant permet de corriger le plan de tir — l'implantation, les charges, la séquence. C'est le parti pris d'I-Blast, et il détermine toute l'architecture décrite ci-dessous.
Quatre entrées suffisent. Toutes sont disponibles avant le tir :
ENTRÉE 01
Plan de tir — implantation, chargement, séquence d'amorçage
ENTRÉE 02
Surface du terrain avant tir, levée au drone ou au scanner
ENTRÉE 03
Propriétés de roche et d'explosif, portées par le modèle voxel
ENTRÉE 04
Modèle de blocs et attribut à suivre — ici le pourcentage de fer
La simulation d'un tir n'utilise aucune donnée acquise après ce tir. Le calcul est intégralement achevé avant la mise à feu.
Le massif est discrétisé en voxels cubiques portant les caractéristiques de la roche et les attributs à suivre. Chaque voxel reçoit une vitesse initiale calculée à partir du champ de pression des charges déjà détonées et de la face libre telle qu'elle existe à cet instant. Les voxels sont ensuite mis en mouvement sur trajectoire balistique, avec calcul des chocs à chaque pas de temps.
ÉTAPE 01
Vitesse initiale de chaque voxel, calculée sur la face libre dynamique
ÉTAPE 02
Mise en mouvement : trajectoire balistique et chocs entre voxels
ÉTAPE 03
Position finale des voxels — la forme du tas et ce qu'il contient
L'attribut voyage avec la matière : c'est le mouvement des voxels qui déplace la teneur, sans traitement séparé.
Le modèle a besoin de savoir où la roche est dure et où elle ne l'est pas. Cette information existe déjà : elle est produite par la foreuse elle-même, trou par trou, à chaque volée. L'enregistrement en cours de forage — vitesse d'avancement, poussée sur l'outil, couple de rotation — est converti en un indice combiné, puis en résistance à la compression le long du trou.
TROIS PARAMÈTRES ENREGISTRÉS
UN PROFIL DE RÉSISTANCE
C'est une entrée, pas une option marketing. La résistance dérivée du forage alimente directement le calcul de fragmentation et celui du mouvement. Sans elle, le modèle travaille sur une roche moyenne ; avec elle, il travaille sur la roche réelle de ce gradin.
Les chiffres ci-dessous sont publiés dans une revue indexée depuis 2014, avec leurs conditions d'obtention. Ils ne sont pas des ordres de grandeur commerciaux.
Source : Bernard, T. & Dozolme, P. (2014), The Digital Simulation of Blasts: A Major Challenge for Mines in the 21st Century, Procedia Engineering 83, p. 100-110, DOI 10.1016/j.proeng.2014.09.019 — actes du SYMPHOS 2013.
L'attribut de teneur est chargé dans les voxels avant le tir, puis transporté par le mouvement. À la fin de la simulation, on lit où se trouve la matière à haute teneur dans le tas — y compris en profondeur, là où aucun levé de surface ne la verra.
AVANT TIR — CONTOUR EN PLACE
APRÈS TIR — CONTOUR DÉPLACÉ
La sortie exploitable est un modèle de blocs post-tir et un contour d'extraction remis à jour, exportables vers les outils de planification et de guidage d'engins déjà en service sur le site.
Un levé post-tir sert à deux choses, et à deux choses seulement : vérifier ce que la simulation avait annoncé, et régler les paramètres du modèle pour le site. Ce réglage est distinct et antérieur — il ne participe pas au calcul du tir simulé, qui est achevé avant la mise à feu.
AVANT TIR — POLYGONES EN PLACE
APRÈS TIR — POLYGONES DÉPLACÉS
La flèche rouge est ce que le modèle n'a pas vu. C'est la mesure de sa qualité sur ce site, et le point d'entrée du réglage.
Le moteur de mouvement d'I-Blast — vitesse d'éjection, trajectoire balistique, forme du tas fonction de la séquence d'amorçage — est décrit dans une publication à comité de lecture en 2010, puis chiffré en 2014 dans une revue indexée, puis décrit dans le détail à l'ISEE en 2020. Les travaux dont il procède remontent à 1995.
Liste complète : point 05 — Publications.
Simuler le déplacement de la matière là où elle n'a nulle part où aller : chantier confiné, foisonnement borné par les épontes, et aucune reprise possible.
En ciel ouvert, un tir raté se voit et se corrige : on reprend le tas, on ajuste le chargement du suivant. En souterrain, rien de tout cela. La matière tombe dans un volume fermé, elle se mélange sur place, et ce qui part au soutirage part définitivement.
Les conséquences sont directement économiques. Le stérile arraché à l'éponte dilue l'alimentation du concentrateur ; le minerai resté au toit ou piégé dans un angle mort est perdu. Sur un corps minéralisé étroit, quelques dizaines de centimètres d'écart entre le contour prévu et le contour réel suffisent à changer la teneur soutirée.
Trois différences physiques, et elles suffisent à disqualifier un modèle conçu pour la surface.
La discrétisation en voxels, le calcul des vitesses initiales et la trajectoire balistique sont ceux décrits au point 03. Ce qui change tient en trois points : la face libre est celle du chantier relevé, les chocs incluent les parois, et le foisonnement est borné par le volume disponible.
ÉTAPE 01
Relevé du chantier et implantation des trous
ÉTAPE 02
Voxels, fragmentation et endommagement du massif
ÉTAPE 03
Mise en mouvement dans le volume fermé
ÉTAPE 04
État final — où la matière s'est réellement arrêtée
Exemple publié : chambre creusée autour d'un puits. Source : Bernard, T. (2020), New Model for Realistic 3D Blast Simulation, ISEE.
La simulation d'un tir n'utilise aucune donnée acquise après ce tir. Le relevé du chantier est antérieur à la mise à feu ; le calcul est achevé avant.
En abattage, les trous partent en éventail depuis la galerie de forage : longueurs inégales, directions convergentes, charges qui ne voient pas la même face libre. En développement, la question n'est plus la dilution mais l'avancement et le hors-profil — combien de mètres gagnés par volée, et à quel prix en surprofil.
GALERIE RELEVÉE, TROUS AU FRONT
VOXELS, DÉBUT DU TIR
Le cas des tunnels du projet Chavimochic, au Pérou — 13 km d'ouvrages, plus de 600 tirs sur les trois premiers kilomètres — a fait l'objet d'une communication à l'ISEE en 2017.
Le mécanisme est celui du point 03 : l'attribut de teneur est chargé dans les voxels avant le tir et transporté par le mouvement. Ce qui change en chantier confiné, c'est la question posée. En ciel ouvert on demande où le minerai s'est étalé ; en souterrain on demande ce qui se présentera au point de soutirage, et dans quel ordre.
La sortie exploitable est la même : un modèle de blocs post-tir et un contour remis à jour, exportables vers les outils de planification déjà en service. Un seul jeu de contours est produit, celui du tir simulé.
Le mouvement du tas est un sujet traité par plusieurs acteurs, mais presque toujours en surface et presque toujours après le tir. Le tableau ci-dessous résume les approches, sans nommer personne.
| Approches courantes du marché | I-Blast | |
|---|---|---|
| Mesure du mouvement | Transpondeurs enfouis, relevés post-tir — en ciel ouvert | Aucun marqueur consommable ; le relevé sert au contrôle et au réglage |
| Simulation en surface | Disponible chez plusieurs éditeurs, dont un module qualifié d'expérimental par son auteur | Modèle publié en 2010, chiffré en 2014 |
| Simulation en souterrain | Aucune identifiée à ce jour | Chantiers confinés, éventails et fronts de galerie |
Mesurer, c'est constater. Simuler, c'est décider. Un relevé post-tir dit ce qui s'est passé, une fois que plus rien n'est modifiable. Une simulation dit ce qui va se passer, pendant que le plan de tir peut encore changer. En souterrain, où il n'y a pas de reprise, cette différence est l'essentiel.
Liste complète : point 05 — Publications.
Trente ans de travaux publiés en congrès et en revue : modélisation des vibrations, superposition de trou-signature, et chantiers documentés.
Ces publications établissent les modèles utilisés dans I-Blast : loi d'atténuation, superposition de trou-signature en champ lointain puis en champ proche, déconvolution de la trace, et approche globale du mécanisme vibratoire.
Chacune de ces communications décrit un chantier réel, ses contraintes et ses résultats mesurés — pas une démonstration de principe.
Les communications ISEE sont publiées dans les Proceedings of the Annual Conference on Explosives and Blasting Technique et accessibles via la bibliothèque de la société. Pour un tiré à part sur un sujet précis, écrivez-nous.
Tout ce qui précède suppose une chaîne de données : un relevé, un sismogramme, un enregistrement de foration. L’audit en ligne Blasting TRL situe vos pratiques sur cinq niveaux en quatorze questions — il vous dira lesquels de ces calculs sont déjà à votre portée, et ce qui vous sépare des suivants. Quelques minutes, et tout est calculé dans votre navigateur.